Tenebrae a perdu sa Reine il y a de ça de longues années.
Mais aujourd'hui, elle est revenue. Tenebrae renaitra.
Qui seras-tu ? Avec qui seras-tu ?
 

It's not a simply question of robbery [Terminé]

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Roxane Claes
Roxane Claes
Voleuse
01.07.18 22:42
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It's not a simply question of robbery
Roxane Claes &  Shanxiki Horishiki

   

   

Un léger cliquetis annonça l’ouverture de la porte. Cela aurait presque été trop facile. Je fermai un instant les yeux, savourant ma victoire. Il ne m’aura fallu qu’un quart d’heure pour crocheter la serrure ; à croire que ce type n’avait pas pensé à sécuriser outre mesure sa boutique. A moins que ce ne soit un oubli…Ou qu’il soit certain de ne jamais se faire voler. Après tout, se frotter à un homme de sa réputation, c’était presque du suicide.

D’ordinaire, je ne m’y serais pas même risquée. Mais cette fois, la situation était trop urgente. Aucun péril ne pouvait me freiner : mon père était en danger. A tout moment, il pouvait sombrer dans une maladie étrange – ce foutu miasme qui s’épanchait partout dans la ville, dans le pays et peut-être même dans le monde – le défigurant à jamais. Je ne voulais pas qu’il se transforme en bête, alors que tout le clan avait besoin de lui. Alors que j’avais besoin de lui.

Mes paupières se soulevèrent rapidement, me replongeant dans une concentration appliquée, tandis que je glissais dans la boutique. Personne ne surveillait les environs et, à priori, personne n’était ici non plus. Le champ était totalement libre. Un calme plat sembla répondre à mes pensées, preuve que rien ne pourrait m’arriver. Aucun voisin, de plus, qui n’aurait pu même m’entr’apercevoir. La zone était entièrement commerciale et l’heure beaucoup trop tardive – ou trop tôt, c’était selon – pour que je croise qui que ce soit.

-Bon. Il ne faut pas que je traîne. On ne sait jamais.

Je m’emparai d’un ruban qui trônait toujours dans ma poche, m’attachant les cheveux pour dégager mon visage. Tout le contenu de l’établissement s’aligna à ma vue, mon cerveau cherchant d’ores et déjà une stratégie de recherche relative à l’objet que je comptais trouver. Je n’étais pas sûre que le tenancier ait le remède, mais il était l’un des espoirs les plus importants que j’ai épluché ces derniers jours. Ma famille n’ignorait pas ce que je cherchais et, même s’ils essaient de me dissuader à demi, certains m’avaient quand-même indiqué l’emplacement de chaque article pour m’aider. Je savais que je ne partirai pas sans ce que je cherchai – mais, si j’avais le malheur de me tromper, je prendrais n’importe quoi d’autre qui ait de la valeur. Enfin, n’importe quoi après les quelques éléments que j’avais déjà fourrés dans un sac, par pure déformation professionnelle.

Mon regard s’arrêta net sur une énorme armoire vitrée qui présentait un nombre incalculable de fioles. Cette fois, plusieurs verrous cadenassaient ces petits trésors, preuve qu’il y avait plus d’une richesse là-dedans… Une vague d’espoir envahit mon être, comme un fourmillement délicieux, mais je le réprimais rapidement : je n’avais besoin d’aucun sentiment perturbateur pour le moment, qui risquait de me compromettre d’une manière ou d’une autre. Replaçant mes gants dans une expression neutre, je m’avançais vers la porte vitrée, étudiant chaque fermeture avec précaution. Les mécanismes étaient complexes et je n’avais malheureusement pas le temps de les démonter un part un.

-Espérons que je ne déclenche pas d’alarmes ou quoi que ce soit…

Ma voix n’était qu’un murmure, inaudible pour n’importe qui, mais assez puissante pour me redonner le courage de fracasser la vitre qui me faisait face. Je restai un instant interdite, en suspension dans mes mouvements, à l’écoute du moindre bruit qui dénoncerait ma présence. S’il se passait quoique ce soit, je prendrais le plus de fiole possible dans mon sac, et je partirai sans demander mon reste. J’aurais peut-être même dû faire ça immédiatement, profitant pour vendre ce qui ne m’intéressait pas directement. Mais une sorte d’honnêteté dans le rapt me contraignait à étudier chaque contenu à la recherche d’un remède universel ou plus précis.

En fait, j’étais tellement concentrée sur ma tâche que mon attention se délaissait petit à petit, visant simplement chaque étiquette que mes yeux découvraient. Aussi ne vis-je personne arriver et ne l’entendit encore moins.

Oh, il n’était jamais bon d’avoir des sentiments lors d’un vol, aussi bénin fut-il. Il y avait toujours quelque chose qui finissait par nous trahir. Et là, en l’occurrence, ce quelque chose était tout bonnement moi.


   
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Shanxiki Horishiki
Shanxiki Horishiki
Ange Marchandeur
01.07.18 23:22
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Ange Marchandeur


Pour ceux qui croyait que le gérant de ce petit commerce dormait, ils se trompaient lourdement. Il dormait très peu, n'ayant pas le besoin de dormir une éternité comme un humain...enfin...une éternité n'était pas vu de la même façon pour les êtres comme lui de toute façon. C'est pourquoi de nuit il travaillait en extérieur avec les monstres de la nuit, telle que les vampires par exemple. Cette nuit avait été synonyme de troque.

Le vampire en question avait besoin de quelques pochette de sang. En échange, il avait reçu du sans de vampire et quelques babioles histoires de compenser ce qui manquait afin que l'échange soit juste. Beaucoup d'anges ne seraient pas d'accord avec les techniques de Shanxiki et c'est pourquoi personne d'autre n'était au courant. Enfin...le moins possible. Il savait qu'un jour des anges débarqueraient dans l'établissement. C'était également un des points faible de sa boutique. Il n'avait presque aucun article d'ange et il ne voulait guère donner de sa personne. C'était la les articles plus chère pour le coup.

Revenant donc à la boutique afin d'y déposer son gain, il fut stupéfait de voir que la porte était ouverte lorsqu'il empoignait la poignée. Il fronça les sourcils, sur d'avoir verrouillé la porte lorsqu'il s'en était allé. Il ouvrit donc la porte lentement afin de faire le moins de bruit possible et entra...observant alors sa petite collection et a travers les vitres pour voir si il y avait personne...C'est alors qu'il vit une silhouette dans le fond de son commerce.

Il posa son éprouvette et ses acquisitions sur une étagère silencieusement et il alla chercher dans un petit coin une lance d'acier qu'il cachait. Il fallait être prudent avec ce genre de marché noir et cacher des armes à gauche et à droite lui assurait le fait d'être armée dans les moindre circonstances. C'était la première fois que l'on osait s'infiltrer de la sorte chez lui et dieu sait qu'il n'aime pas ça...

Il s'approchait alors dans le dos du voleur, silencieusement...il n'avait pas l'intention de tuer celui-ci avant de savoir pourquoi il agissait de la sorte. Qu'importe si ces intentions sont bonne ou pas, ce qu'il faisait était une attaque à ce qu'il mettait en place depuis des années.

Une fois derrière, il passa son bras avec rapidité sous le sien afin de venir lui empoigner la gorge tout en restant derrière elle, son avant bras contre sa poitrine pour la tenir contre lui. Oui, c'était grâce à sa poitrine qu'il devinait maintenant que c'était une femme et de son autre main, il tenait la lance qu'il pointait au niveau de son ventre, par le côté, n'hésitant pas à laisser la pointe de celle-ci pénétrer sa peau afin qu'elle comprenne bien qu'elle est dans une situation critique et qu'il ne rigolait pas.

-Tu es courageuse...c'est bien la première fois qu'on ose venir me voler...

Il se déplaça alors avec elle afin de se retrouver devant un miroir, dans un coin éclairé par les rayons de la lune et il pouvait ainsi la regarder dans les yeux par le reflet. Il la regardait attentivement dans les yeux, allant savoir si elle mentait ou pas dans ses réponses, faisant en sorte de lui tenir la tête en même temps que de lui serrer le cou de sa main.

-Je te préviens...Tu vas répondre à mes questions...Et ne t'avise pas de mentir, je saurais à la valeur de ta réponse si tu me dis la vérité...


Elle pouvait voir la lance au niveau de son ventre par le miroir. La menace était bien réel. Elle pouvait voir son visage sérieux par le reflet du miroir, tout comme lui. Mais bien que ce soit une femme, cela n'allait pas perturber ses gestes.

-Expliques moi ta venu ici...que venais-tu voler ? Qu'est-ce qui te pousse à faire ça ? Si tu ne me mens pas, tu auras peut-être la chance de repartir sans être punie...

Il ne lui précisait pas après lui avoir rendu ce qu'elle avait mis dans ses sacs bien sur...Le piège était la. Il allait faire de cette demoiselle son petit jeu de la nuit...Il vint même mordiller son oreille et lui murmurer en chuchotant.

-Et je veux des réponses instantanée...pas la peine de réfléchir à ce que tu vas me dire...

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Roxane Claes
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Voleuse
04.07.18 23:00
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Une respiration. Un soupir. Des tintements de verre qui s’entrechoquent ; tant d’éléments qui interrompent la quiétude de l’instant. Une respiration, encore. Et puis un souffle, nouveau, inattendu. Le temps que je réalise qu’il y a quelqu’un derrière moi, il est déjà trop tard.


Et merde !


Je m’apprête à donner un coup de coude à l’assaillant, mais mes mouvements sont beaucoup trop lents. Un bras m’emprisonne, enlacé autour de ma poitrine, prêt à arrêter la moindre tentative de fuite. Ma gorge est prise en tenaille alors qu’une lame pénètre légèrement dans mon abdomen, preuve que l’individu n’hésitera pas à me blesser. Tout mon corps se crispe, amené en un point de tension qui pourrait me sauver au cas où la garde de ce type baisserait. Un homme, oui. Il n’y a pas de doute là-dessus ; le muscle de son bras, ses mains puissantes et son torse me le susurrent très clairement : je ne suis pas du tout en position de force. Il fallait être patient ; attendre l’instant propice pour m’échapper. Il était hors de question que je moisisse longtemps ici, et encore moins dans un poste de police.

-Tu es courageuse...c'est bien la première fois qu'on ose venir me voler...

Oh, personnellement, je n’aurais pas appelé ça du courage, mais une grande stupidité. Mais au moins, il venait de témoigner d’une information cruciale : il s’agissait bel et bien du propriétaire du magasin et non pas quelque autre brigand ou officier que ce soit. Si cela était une bonne nouvelle, je n’en étais pas aussi certaine. D’autant qu’il ne semblait pas vouloir me tuer. Ou en tous cas, pas tout de suite. Sinon, il y a longtemps qu’il aurait crié pour avertir les quelques âmes perdues des environs.

Ses pas s’avancèrent, m’obligeant à faire de même, et ils s’arrêtèrent rapidement en plein dans un faisceau de lumière. Face à nos deux corps, un miroir. Face à mes yeux, ses deux iris plantés dans les miens. Face à sa placidité, ma froideur. Je n’avais pas desserré les mâchoires, et le regard que je lui lançai était loin d’être aimable. Comme si j’étais dans une quelconque position de force. Ce qui, en réalité, était loin d’être le cas.

-Je te préviens...Tu vas répondre à mes questions...Et ne t'avise pas de mentir, je saurais à la valeur de ta réponse si tu me dis la vérité...

Mon attention se fit plus élevée encore, tandis que mon corps se crispa davantage. J’ignorai le but de son petit jeu, mais je ne me laisserai pas entraîner dans ses conneries. Il n’avait aucun moyen de savoir si mes mots étaient vérités. Aucun. Et puis, de laquelle parlait-il exactement ? Parler ne m’effrayerait pas, tant que cela n’impliquerait pas les miens. Eux devaient rester en dehors de ce choix qui m’avait amené ici ; choix que j’assumais seule uniquement.

Mon regard se fit plus dur, et je me permis de le détailler plus largement. Ce qui me surprit le plus, ce fut la jeunesse de ses traits. A la réputation de sa boutique, j’avais réellement cru qu’il s’agissait d’un vieux rabougri, à tout le mieux un homme de la cinquantaine. Mais jamais je n’aurais pensé à un homme si jeune. S’il était bien foutu, ça, l’instant ne me permettait pas de le critiquer. A vrai dire, tout ce que je voyais à part les limites de son âge, c’était un ennemi potentiel, en plus d’être ma propre victime de mon vol.

-Et je veux des réponses instantanées...pas la peine de réfléchir à ce que tu vas me dire...

Sa bouche s’était rapprochée de mon oreille, en mordillant le lobe sans ménagement. Je ne sus pas, entre la surprise et le choc, quel sentiment choisir. Perplexe, mes yeux s’écarquillèrent, laissant un instant place à une jeune demoiselle faible et – presque – innocente. Mais ce ne fut que de courte durée ; bientôt, je lui écrasai le pied sans ménagement, signe de mon agacement sans pour autant lui faire réellement mal. Je n’oubliai pas, qui de nous deux, était le plus avantagé dans cette situation. Me compromettre était inutile ; maintenant, ce genre de fioriture était excessif. Je ne sais pas à quel genre de femme il avait l’habitude de se frotter, mais j’étais certainement loin de faire partie de ces grognasses.

-Arrête ça, tu veux ? Je veux bien répondre à tes questions, mais ne me touche pas.


Je profitai du léger moment de surprise pour me dégager quelque peu de son emprise, avisant un regard glacé sur son visage. Mes bras se croisèrent sur ma poitrine, mon menton se leva légèrement dans un mouvement de fierté. Je n’avais plus peur. C’était peut-être de courte durée, mais ce type ne m’impressionnait plus.

-Ecoute, je suis désolée pour tout ceci. Mais je t’ai rien pris, ok ? Alors laisse-moi partir et nous serons quittes. Personne n’a besoin de savoir ce qu’il s’est passé cette nuit. Je peux même t’aider à ranger, si tu veux. Mais oublie tout ça.

Mon visage pencha légèrement sur le côté, le mettant au défi de contester mon propos. Dans ma tête, mon plan était parfait : je l’aiderai bien sagement, prenant peut-être en toute honnêteté l’une ou l’autre babiole qu’il avait en trop, peut-être même un antidote, qui sait, contre cette foutue maladie – mais il n’avait pas à le savoir. Et puis je partirai, sans demander mon reste.

Oh, ce plan était infaillible, j’en étais presque certaine. Un large sourire étira la commissure de mes lèvres, mes yeux rivés dans le reflet que nous rendait le miroir. Il ne pourrait pas ne pas céder à ce charme absolu, non ? Après tout, j’avais toujours obtenu tout ce que je voulais.

   
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Shanxiki Horishiki
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Ange Marchandeur
05.07.18 20:35
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-Arrête ça, tu veux ? Je veux bien répondre à tes questions, mais ne me touche pas. 

Il la laissa se dégager. Après tout, peu importe, elle avait certainement compris le message avec sa lance qui lui avait perforer la peau doucement tout. Elle pouvait prendre sa pose de femme fiere, cela ne changeait rien. Il savait se battre telle un ange guerrier quand il le voulait, même si commerce existait pour venir en aide à certains. Les seules choses visibles à l'oreil nu n'étaient que des babioles sans importance. Tout ce qui avait de la valeur était cacher et Shanxiki n'était pas assez bête pour utiliser des coffres pour cacher ces choses...

-Ecoute, je suis désolée pour tout ceci. Mais je t’ai rien pris, ok ? Alors laisse-moi partir et nous serons quittes. Personne n’a besoin de savoir ce qu’il s’est passé cette nuit. Je peux même t’aider à ranger, si tu veux. Mais oublie tout ça. 

Ses yeux pouvaient analyser...elle mentait, il le savait, il concentrait son regard dans le sien avec le reflet du miroir.

-Menteuse...Je suis sur que tu caches des choses dans ton sac qui appartiennent aux étagères de ces lieux...Et je n'ai pas besoin d'aide pour ranger des choses...Cependant, je n'appellerais pas la police. Mais cette histoire est entre toi et moi uniquement...En échange bien sur...tu m'en dois une puisque je t'évite une certaine merde.


Il contestait ses propos mais dans un autre sens strictement politique, il lui évitait les emmerdes juridique. Le petit problème c'est qu'il voyait clair dans son jeu. Il sourit un voyant son petit visage d'ange et qui se voulait charmeur avant de lui chuchoter doucement à l'oreille.

-Cesses donc d'essayer de m'amadouer...sauf si tu as vraiment le coup de foudre...

Il soupira alors en lui faisant un clin d’œil. Il espérait la déstabiliser en lui disant ça. Il retira alors sa lance de sa peau et la laissait légèrement saigner. Il concluait également qu'elle était une humaine car un monstre saurait reconnaître certains coins qu'elle avait fouiller...Certains aurait pu reconnaître le sang d'humain et comprendre que ce n'était pas une marchandise de grande valeur...

-Tu ferais bien de mieux t'informer pour tes prochains voles...Car il n'y a rien de valeur ici, du moins, sur les étagères à portée !

Il ouvrit alors le sac de la jeune fille d'un geste vif pour regarder ce qu'il y a dedans, sachant reconnaître au premier coups d’œil ses articles.

-Et bien...de l'eau bénite, de l'huile sacrée et de la poussière de dent de vampire...Aller...va remettre tout ça sur le comptoir et dit moi ce que tu espérais trouver ici. Si tu me racontes la vérité, peut-être que je t'aiderais. Tu m'as l'air d'avoir quelques raisons de venir me voler...

Il gardait sa lance dans la main, une petite menace afin qu'elle comprenne de ne pas filer en douce par la porte en courant. Elle pouvait deviner que sa lance il pouvait la lui lancer dessus pour la stopper net dans son élan. Il attendait maintenant les explications de la jeune femme...

-Oh...Et si on trouve un arrangement...je soigne ta blessure au passage ! Alors je compte sur toi pour être coopérative...

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Roxane Claes
Roxane Claes
Voleuse
27.07.18 7:27
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Voleuse
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-Menteuse...Je suis sûr que tu caches des choses dans ton sac qui appartiennent aux étagères de ces lieux...
 
J’étais partagée entre l’envie de continuer à jouer les innocentes et celle de me montrer honnête, puisque j’étais de toute façon grillée. Mais à quoi servait la franchise dans un monde dépourvu de magnanimité ? Si cela se trouvait, c’était simplement un piège, pour que j’avoue de moi-même mes crimes et que je….Que je quoi, au juste ? Il était trop tard, en vérité, pour se rattraper. Foutue pour foutue, je n’avais plus rien à perdre. Je pouvais simplement espérer alléger ma peine.
 
-Cependant, je n'appellerais pas la police. Mais cette histoire est entre toi et moi uniquement...En échange bien sûr...tu m'en dois une puisque je t'évite une certaine merde.
-Ca me semblerait presque juste, mais j’ai la nette impression qu’il y a une arnaque là-dessous.
 
Depuis quand les victimes laissaient partir leur voleur en papillonnant presque des yeux ? C’était une première, pour moi, de me faire avoir en plein dans mon travail. Mais j’étais à peu près certaine que personne ne réagissait comme ça. Mes sourcils s’arquèrent face à mon incrédulité. Il y avait anguille sous roche – et même un dragon, à ce niveau.
 
-Cesse donc d'essayer de m'amadouer...sauf si tu as vraiment le coup de foudre...
-Ne rêve pas trop, chéri.
 
Je ne sus trop comment réagir face à son clin d’œil placé en douce – presque pervers, si vous voulez mon avis. En revanche, j’appréciai fortement la dague qui s’écarta de mon flanc, me laissant plus de liberté de mouvement. Il ne la lâcha pas pour autant, signe qu’il n’hésiterait de toute façon pas à s’en servir si je lui faisais faux bond. J’étais peut-être idiote, mais pas à ce point.
 
-Tu ferais bien de mieux t'informer pour tes prochains vols...Car il n'y a rien de valeur ici, du moins, sur les étagères à portée !
 
Mes bras se croisèrent, tandis que mon menton se leva dans un air de défi. A d’autres… Rien de valeur, vraiment ? Si j’étais venue ici exactement, c’est parce que je savais quoi trouver, comment et à quel moment. Le destin avait voulu me jouer un sale tour, et notre rencontre infortune était simplement dû à cela. Autrement, il ne serait pas même ici pour me faire la leçon. Il insista encore pour que je lui dise ma raison de ma venue, en m’offrant même son aide. Un rire aigu agita un instant les traits de mon visage, tant cette proposition était incongrue – encore une de plus, ce qui aurait presque pu ne pas me surprendre. La suite finit de m’achever définitivement :
 
-Oh...Et si on trouve un arrangement...je soigne ta blessure au passage ! Alors je compte sur toi pour être coopérative...
-Mais tu es pas sérieux ? Attends, depuis quand les gens que l’on vole ne pètent pas un câble et avertissent les forces de l’ordre ? Et pourquoi tu te montres si clément ? T’es complètement barge, mon pauvre. Ou bien tu sais exactement ce que tu veux, ce qui est assez peu engageant. Mais je pense que je n’ai pas trop le choix, n’est-ce pas ?
 
Je haussai les épaules, sachant très bien la réponse. Si je voulais m’en tirer ici sans trop de problèmes, je savais pertinemment ce qu’il me restait à faire – accepter ce contrat tacite, que cela me plaise ou non. Après tout, ce ne devait pas être si terrible sa demande. Et rien ne présageait que je doive m’en acquitter immédiatement.
 
Je m’assis sur une chaise qui trônait dans la pièce, croisant les jambes en posant mes mains sur l’extrémité de mes genoux, en signe d’apaisement. Je ne comptais pas lui sauter dessus, l’assommer ou que sais-je encore. Pour l’instant, je promettais d’être calme.
 
-Tu veux savoir ce que je faisais ici. Hé bien, je crois que tu dois être au courant de l’épidémie qui commence à se disséminer en ville.
 
Je le regardai droit dans les yeux, soutenant son regard, un air féroce, cachant au mieux la peine qui aurait voulu éclater.
 
-Mon père a été touché. Si je suis venue ici, c’est parce que j’ai entendu les qualités de ton magasin, et sur la…diversité de ce que l’on peut trouver. J’espérai trouver un antidote. L’acheter serait hors de prix. Je n’avais pas vraiment le choix.
 
Inutile de préciser, bien sûr, que voler était pour moi un véritable métier, et pas une solution de dernier recours dans le désespoir. Après tout, mieux valait garder un poil d’innocence à ses yeux, ce qui n’était pas spécialement gagné jusqu’ici.
 
-Rien de plus, rien de moins. Alors maintenant, dis-moi ce que tu attends par « tu m’en dois une ». Qu’est-ce que tu veux ? Que je te rende service dans des trafics pas nets ? Que j’aille te chercher un objet étrange, hors de portée ? Vas-y, demande-moi ce que tu veux. Du moment que tu tiens ta promesse et que tu oublies mon escapade nocturne. Je suis prête à tout.  
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Shanxiki Horishiki
Shanxiki Horishiki
Ange Marchandeur
29.07.18 14:30
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--Ca me semblerait presque juste, mais j’ai la nette impression qu’il y a une arnaque là-dessous.

-Je dois bien avouer qu'un marchand comme moi pense à son intérêt...mais je n'ai pas souvenir d'avoir arnaquer qui que se soit de mon vivant.

Aussi étrange que cela paraisse, laisser partir son voleur pouvait porter les fruits d'une bien meilleurs leçon. Enfin, cela restait à déterminer sur cette jeune fille. Mais si cela ne fonctionnait pas, la prochaine fois serait bien différente. Shanxiki était un ange mais il savait sévir quand il le fallait.

--Ne rêve pas trop, chéri.


-Tu as du répondant...c'est pas pour me déplaire petit cœur.

Amusé, c'était bien la le sentiment qui définissait le mieux son état actuellement. Il devait avouer qu'il ne s'attendait pas à une telle réponse de sa part et d'un côté celle-ci lui avait bien fait plaisir. Libérer ensuite de son emprise, il ne cessa de l'avoir à l'oeil, espérant lui avoir bien fait comprendre qu'elle ne s'en irait pas d'ici sans avoir fournit les explications qu'il attendait.

Bien entendu, le fait d'entendre que tout ce qui était exposer ici n'avait pas de valeur semblait ne pas fonctionner. Pourtant, il disait la vérité. La raison pour laquelle il l'empechait de partir avec c'est qu'il devrait retourner vers ses fournisseurs pour faire un stock une fois de plus ce mois-ci et...il ne voulait pas commencer à être exigent sans raison avec eux...Ce serait mal placé surtout que le stock ne datait pas de la semaine passée.

-Mais tu es pas sérieux ? Attends, depuis quand les gens que l’on vole ne pètent pas un câble et avertissent les forces de l’ordre ? Et pourquoi tu te montres si clément ? T’es complètement barge, mon pauvre. Ou bien tu sais exactement ce que tu veux, ce qui est assez peu engageant. Mais je pense que je n’ai pas trop le choix, n’est-ce pas ? 

Shanxiki laissa alors apparaitre un semblant d'ailes blanche dans son dos, histoire de lui montrer qu'effectivement il n'est pas humain, mais qu'il n'est pas n'importe quelle créature non plus. Un ange...cela avait l'habitude d'apaiser plusieurs humains donc...essayons avec elle. Peut-être se dira-t-elle qu'il n'est pas si méchant que ça ?

-Je ne vois pas les choses de la même façon pourrons nous dire...Et j'ai réussi mon coup, j'arrive à te faire faire une réflexion sur le fait que tu peux partir sans que je le prenne mal...c'est une leçon en soit.

Réponse vague...mais qui se tenait de toute façon.

--Tu veux savoir ce que je faisais ici. Hé bien, je crois que tu dois être au courant de l’épidémie qui commence à se disséminer en ville. 

-Je suis au courant oui...et je connais également la cause de ce mal. Il n'a pas finit de se propager et je pense...qu'une bonne partie de l'humanité se fera toucher.

Il la regardait dans les yeux, sans chercher si elle mentait ou pas à présent. A quoi bon ? Il semblerait qu'elle se soit décider à ne pas lui mentir. Il écoutait donc sagement ce qu'elle lui disait.

-Mon père a été touché. Si je suis venue ici, c’est parce que j’ai entendu les qualités de ton magasin, et sur la…diversité de ce que l’on peut trouver. J’espérai trouver un antidote. L’acheter serait hors de prix. Je n’avais pas vraiment le choix.

Aie...voilà qui tombait mal. Comment annoncer à cette petite que l'antidote à ce mal n'existait pas? Lui qui n'aimait pas ce genre de situation...il ne pouvait pas éviter de lui annoncer cette mauvaise nouvelle. Mais il avait peut-être une autre solution, bien que cela l'embete un peu...Le tarif était élever et comme elle le disait, elle semblait ne pas avoir d'argent...

-Rien de plus, rien de moins. Alors maintenant, dis-moi ce que tu attends par « tu m’en dois une ». Qu’est-ce que tu veux ? Que je te rende service dans des trafics pas nets ? Que j’aille te chercher un objet étrange, hors de portée ? Vas-y, demande-moi ce que tu veux. Du moment que tu tiens ta promesse et que tu oublies mon escapade nocturne. Je suis prête à tout.  

-Je ne veux rien de tout ça. Mais...vu que j'ai le droit de te demander ce que je veux...et que tu es prête à tout, je veux bien reconsidérer la chose en la jumelant avec ce que je vais te dire.

Shanxiki soupira un peu, avant de venir en face d'elle et de lui dire d'un ton tout à fait sérieux, pas qu'elle pense qu'il se joue d'elle...

-Il n'y a pas d'antidote à ce jour qui existe pour le mal qui se propage aujourd'hui et qu'a attrapé ton père...

Je vins alors poser ma main sur la joue de la petite, tout doucement et lentement pour pas qu'elle prenne peur bien sur et il la regardait dans les yeux, comme s'il pouvait lire dedans.

-...Cependant...Moi j'ai le pouvoir de le guérir. Mais ça me demande beaucoup d'énergie pour soigner ce mal...C'est pourquoi ce genre de remède est...plus que chère. Et...si je comprend bien, tu n'as pas d'argent...Donc...il nous faut négocier avec autre chose que de l'argent...Qu'es-tu prête à mettre sur la table...tout ? Vraiment ?

Il continuait de percer son regard du sien...Une vie n'avait pas de prix n'est-ce pas ? Il descendit sa main qui caressait sa joue sur son épaule et vint lui murmurer doucement à l'oreille...

-Il te faudrait au minimum mettre de ta personne sur la table...puisque j'en donnerais de la mienne. Un marché équitable pour le prix qu'à une vie. Si tu vois ce que je veux dire...

En signe de preuve...il posait son autre main sur sa plaie faite avec la lance et...il la soignait pour qu'elle ne sente plus de douleur ici...

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Roxane Claes
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01.08.18 20:44
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Sourcils froncés, je l’observai en attente d’une réponse. J’étais on ne peut plus sérieuse : s’il voulait de l’argent, ma collaboration pour quelque chose de douteux, je ne refuserai pas. Après tout, le danger, je le côtoyai quotidiennement et m’y frotter en l’échange du silence ne me dérangerai pas. Sauf que ce petit monsieur faisait allusion à toute autre chose…et je dois dire que je ne m’y attendais pas. Pas du tout.
 
-Je ne veux rien de tout ça. Mais...vu que j'ai le droit de te demander ce que je veux...et que tu es prête à tout, je veux bien reconsidérer la chose en la jumelant avec ce que je vais te dire.
 
Ces premiers mots étaient loin de tous soupçons. Qui plus est, avec les contours des ailes blanches qui étaient subrepticement apparues dans son dos, on aurait pu croire à un véritable honnête homme – ou ange, en l’occurrence. Je savais que la boutique où j’étais touchait à des domaines disons… fantasques, et on m’avait également mis à propos de la personne qui la tenait. Je savais qu’il s’agissait de quelque chose de non humain, mais jamais je n’aurais cru à un ange. A vrai dire, lorsqu’il avait révélé son véritable visage, son appartenance, mon cœur avait failli rater un battement. Je n’avais jamais rien vu de tel. Cependant, la situation ne me permettait pas de me détendre ; pas avec les paroles que l’on s’échangeait. Il y avait un risque trop grand, et des enjeux de taille – je ne pouvais pas me permettre de rêvasser sur son appartenance ethnique. A part si cela pouvait m’avérer utile d’une manière ou d’une autre. Les miracles, il devait connaître, non ?
 
-Il n'y a pas d'antidote à ce jour qui existe pour le mal qui se propage aujourd'hui et qu'a attrapé ton père...
 
Un léger voile me masqua un instant la vue, que je m’empressai de maintenir. C’était impossible ! On m’avait certifié que s’il y avait une seule chance – une seule – c’était ici que je la trouverai. Il ne pouvait pas me dire ça, après tout ce que j’avais encouru pour venir jusqu’ici. Mes poings se serrèrent, et c’est à peine si je réagis à la paume de sa main sur ma joue. Je lui en devais une, maintenant, pour absolument rien. Je m’étais faite avoir comme une bleue à cause de ma naïveté. Et je me détestais pour cela.
 
-...Cependant...Moi j'ai le pouvoir de le guérir. Mais ça me demande beaucoup d'énergie pour soigner ce mal...C'est pourquoi ce genre de remède est...plus que chère. Et...si je comprends bien, tu n'as pas d'argent...Donc...il nous faut négocier avec autre chose que de l'argent...Qu'es-tu prête à mettre sur la table...tout ? Vraiment ? 
 
-Oui ! Oui, tout, il faut que tu le sauves ! Prends tout, ordonne-moi ce que tu veux, je le ferais.
 
Mes mots se déversèrent avant mes pensées. Ce n’est qu’à partir du moment où sa main glissa vers mon épaule, et que je le vis s’approcher de mon oreille que je commençai à comprendre. A croire que j’avais oublié ce que c’était de négocier avec un homme. Si mes frères avaient eu connaissance de mon escapade, ils m’auraient certainement empêché. Davantage encore, en sachant de qui il s’agissait. Un ange, vraiment ? Foutre bleu, un démon, oui.
 
-Il te faudrait au minimum mettre de ta personne sur la table...puisque j'en donnerais de la mienne. Un marché équitable pour le prix qu'à une vie. Si tu vois ce que je veux dire...
 
Son autre main se posa sur ma plaie, me faisant frémir de douleur – mais celle-ci partit aussitôt. Un léger coup d’œil vers l’entaille m’apprit qu’il venait simplement de la soigner. Donc, il était capable de ce miracle que j’attendais… du moins, d’après ces dires. Est-ce que ça valait vraiment le coup ?
 
-T’es pas sérieux ?
 
Je me dégageai d’un coup sec, de l’animosité plein le regard. Il n’était pas question que je vende mon corps comme tel. J’avais pris soin de conserver ce qui faisait de moi encore une jeune fille, et non une femme, dans le seul but d’offrir à l’homme dont je tomberai amoureuse. Appelez cela fleur bleue, si vous le voulez, mais j’avais toujours désiré une première fois en toute confiance, avec quelqu’un de mon choix, et pas dans de circonstances aussi sordides.
 
-C’est hors de question, tu m’entends ?! Ton marché est ridicule et pervers. Un ange, hein ? C’est ça que tu m’as montré, tout à l’heure ? C’était un leurre, c’est ça ? Jamais quelqu’un de ton espèce ne demanderait ça. Tu me dégoûtes.
 
Je m’étais approchée à nouveau, levant le menton de cet air fier que j’essayai d’aborder depuis le début, comme si j’avais un tant soit peu une chance de me mesurer à lui. Mon doigt martelait sa poitrine, de plus en plus fortement, tant la colère m’envahissait.
 
-C’est déloyal, dégueulasse. Je peux faire plein de choses pour toi, voler n’importe qui, je peux même aller jusqu’à tuer quelqu’un. Mais pas ça. Mon corps n’est pas à vendre et n’a pas un prix.
 
Encore un peu, je lui aurais craché au visage. Mais j’avais un minimum de dignité qui ne me permettait pas de m’abaisser à de telles ignominies. J’étais quelqu’un de digne, contrairement à certain. Il allait devoir reformuler sa proposition. Je refusai de m’abaisser à cela.
 

Mais père a besoin de moi. De lui.
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Shanxiki Horishiki
Shanxiki Horishiki
Ange Marchandeur
01.08.18 22:20
Messages : 17
Ange Marchandeur


-Oui ! Oui, tout, il faut que tu le sauves ! Prends tout, ordonne-moi ce que tu veux, je le ferais.

C'était bien trop spontané pour être la vérité. L'être humain était ainsi, toujours à dire des paroles sans même écouter ou se méfier de ce qui suivait. La, c'était les condition pour que l'ange accepte de soigner son père, expliquant bien sur à quel point cela l'épuisait de soigner un tel malade. Pendant plusieurs jours il se sentira vide...et ce n'est pas une sensation très agréable et on comprendra donc pourquoi se mettre dans un tel état à un tel...prix.

-T’es pas sérieux ?

-J'ai l'air de rire ?

Réponse un peu froide car il sentait la réponse sous l'impulsivité de cette tigresse. Mais que voulez vous ? Les humains étaient ainsi, ils imaginaient des choses sur des trucs dont ils n'avaient aucune connaissance. Un ange ? Oui il en était un. Mais le fait que les anges ont une réputation de bienfaiteur, il ne savait pas d'ou ça tombait par contre.

--C’est hors de question, tu m’entends ?! Ton marché est ridicule et pervers. Un ange, hein ? C’est ça que tu m’as montré, tout à l’heure ? C’était un leurre, c’est ça ? Jamais quelqu’un de ton espèce ne demanderait ça. Tu me dégoûtes. 

Elle s'approchait à nouveau, après s'être écarter de lui sous la vexation de cette nouvelle. Elle osait malgré tout le toucher, venant tapoter ce torse de son doigt de plus en plus fort et lui, il se contentait de la regarder sans broncher. Si elle ne voulait pas, elle n'aura pas ce qu'elle voudra, c'est aussi simple que ça. Il ne négociait pas ses prix vers le bas...mais vers le haut quand ça tournait de cette façon. Il soupirait en l'entendant...elle ne se rendait pas compte qu'elle était si fragile...

--C’est déloyal, dégueulasse. Je peux faire plein de choses pour toi, voler n’importe qui, je peux même aller jusqu’à tuer quelqu’un. Mais pas ça. Mon corps n’est pas à vendre et n’a pas un prix. 

Une petite leçon était sûrement de mise. Non pas physiquement mais verbalement. Il fallait peut-être lui ouvrir les yeux sur les besoins de son établissement pour qu'elle se rende compte qu'elle n'était pas de taille pour de telles taches...Surtout sans connaître un minimum de chose sur les monstres.

-Mouais...Dans ce cas, je te laisse le soin d'aller chercher un autre ange...et un ange soigneur en passant, ce qui court pas vraiment les rues sur cette planète. De plus, il faudra le convaincre de se crever en énergie pour une telle maladie, ce qui est encore moins gagner, surtout pour un humain...Mais bon, avec un peu de chance, tu peux tomber dessus dans...une vingtaine d'année...enfin, je doute qu'il survive jusque la. Et je rajouterais que si les anges se préoccupaient des humains...vous les verriez peut-être plus souvent.

Shanxiki lui fit alors un clin d'oeil. Les anges n'avaient que faire des humains, c'était le message cacher de tout ce petit discours et il prenait même un peu d'amusement à le lui annoncer de la sorte. Cela la calmerait sûrement.

-Maintenant voyons voir...T'envoyer faire des choses pour moi...Je doute que ce soit une bonne idée de t'envoyer vers un loup-garou pour lui amener un coeur comme repas. Il préférera sûrement prendre le tient qui sera plus chaud et plus frais sur le moment. Un vampire ? Idem, le sang sera plus chaud prit directement sur ton corps et s'il ne sait pas se retenir, tu es morte également. Et puis en ce qui concerne le vole...J'ai des ailes, donc m'enfuir ne m'est pas très compliqué en soit...Enfin, je reste un ange...tu te doutes bien que tout ce que tu peux faire...je peux le faire. Même...plus !

Il se mit alors à marcher de droite et à gauche, tout le long du couloir dans lequel les étagères faisaient à leur place en ce moment, l'air de faire les cent pas. D'un côté, elle ne verrait surement pas dans ses propos qu'il pense à la vie de la jeune fille qu'elle était...mais qu'importe.

-J'ajouterais également que j'ai pas pour habitude de baisser mes tarifs...ni de déscendre dans mes négociations. Mais...je n'ai pas pour habitude de laisser les choses planer. Donc...vu que tu as refusé une fois, je me permet d'ajouter une close supplémentaire pour que j'accepte. Si tu tiens à sauver ton père, tu m'appartiendras en plus de tout le reste...Voilà...réfléchit bien à ta prochaine réponse...le prochain prix ne sera pas pareil. La vie de ton pauvre père en dépend.

Il se penchait alors à son tour vers elle en la regardant dans les yeux. Elle ne se rendait peut-être pas compte sur qui elle était tombée. Mais elle allait le découvrir sur le tas maintenant. Shanxiki était futé et il n'était pas à prendre à la légère.

-Tu vois, je fais tourner cet établissement en allant chercher chez des monstres des produits que d'autres on besoin...Sang de vampire...canine de vampire....des cœurs pour des loups garou....du sang d'humain...Sais tu pourquoi faire ? ... Je répond ainsi à une demande. Et en satisfaisant cette demande, j'évite le meurtre d'un de tes semblables. Donc j'estime déjà faire beaucoup pour ta race en faisant tout pour que cela reste invisible à vos yeux. Si ce marché ne te convient...tu ne peux pas partir comme ça malgré tout. Nous ferons un détour chez la police...bien entendu.

Il croisa alors les bras, attendant sa réponse tout simplement maintenant que les choses étaient mise à plat et que...tout était clair pour la petite.

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Roxane Claes
Roxane Claes
Voleuse
02.08.18 18:02
Messages : 27
Voleuse
It's not a simply question of robbery
Roxane Claes &  Shanxiki Horishiki

   

   

-Mouais...Dans ce cas, je te laisse le soin d'aller chercher un autre ange...et un ange soigneur en passant, ce qui court pas vraiment les rues sur cette planète.

Et BIM. Je détournai le regard, refusant de lui faire face. Il avait touché en plein dans le mille. Je savais qu’il avait raison, bien sûr. J’avais déjà de la chance qu’il accepte de m’aider, même si son marché restait déloyal. Quoiqu’il aurait pu profiter de la situation et me demander plus que je n’avais : de l’argent, en sachant pertinemment que je n’avais rien grand-chose à lui donner. On aurait presque pu qualifier sa demande d’honnête si cela n’impliquait pas la vertu d’une jeune fille. Mon corps. Ma vie. A croire que même cela ne nous appartenait plus, dans le monde.

Il m’enfonça davantage encore, ponctuant son discours de raisonnements comme d’autant de lames plantés dans mon cœur. Tout cela tenait la route, parce que tout cela était véridique. Bien sûr, les anges ne courraient pas les rues – et quand bien même, ces créatures étaient passés expertes dans l’art de la dissimulation, de sorte qu’ils ressemblaient à n’importe quel humain. En trouver un qui soit, de plus, disponible à m’aider s’avérait impossible dans l’immédiat. Je n’avais d’autres choix que de m’en référer à lui…Et de réfléchir sérieusement à sa proposition au lieu de la rejeter catégoriquement. Mon père ne survivrait pas 20 ans de plus – peut-être pas même une semaine.

-Maintenant voyons voir...T'envoyer faire des choses pour moi...Je doute que ce soit une bonne idée de t'envoyer vers un loup-garou pour lui amener un coeur comme repas. Il préférera sûrement prendre le tient qui sera plus chaud et plus frais sur le moment.

Une fois encore, mes poings se serrèrent alors que je grinçai des dents, de rage. Mais je n’étais pas fâchée contre lui – du moins, pas plus que je ne l’aurais dû. J’étais en colère contre moi-même, d’avoir été si naïve. D’avoir cru pouvoir être utile à quelqu’un de sa trempe ; moi, petite voleuse de la vulgaire race d’humain. Je n’avais rien à lui apporter, rien d’intéressant. Qu’il envisage ne serait-ce qu’un marché relevait déjà du miracle. Il aurait très bien pu me tuer là, et profiter de mes tripes pour les offrir à toutes ses bestioles.

Je crois même que des larmes avaient commencé à perler sur le coin de mes yeux tant la situation m’apparaissait sous son meilleur jour. Enfin, « meilleur » n’étant qu’une figure de rhétorique. Car il n’y avait rien d’heureux là-dedans. Ou bien je refusai de me livrer à lui, et mon père allait mourir certainement – ou bien j’acceptai de coucher avec lui, de porter cette honte en moi, ce poids enfui dans mon esprit et il survivrait…peut-être. Car rien n’était joué. Est-ce que mon corps valait vraiment ce prix ? Est-ce que je me vendrais à ce crétin, pour avoir une chance de le sauver ? Oui. Bien sûr que oui. Et c’était bien le plus agaçant dans tout cela.

-Enfin, je reste un ange...tu te doutes bien que tout ce que tu peux faire...je peux le faire. Même...plus !
-C’est bon, ça va, j’ai compris le message. Inutile d’insister.

Il se mit alors à marcher de long en large, laissant planer un silence entre nous. Je regardai dans le vide, refusant de poser mes pupilles sur cet ange de mes deux. Je n’en avais pas le courage ; cela me renvoyait à ma propre stupidité.

-J'ajouterais également que j'ai pas pour habitude de baisser mes tarifs...ni de descendre dans mes négociations. Mais...je n'ai pas pour habitude de laisser les choses planer. Donc...vu que tu as refusé une fois, je me permets d'ajouter une close supplémentaire pour que j'accepte.
-Pardon ?! Quoi ? Mais non, tu ne peux pas !

Il le pouvait. Il le ferait. C’était un marchand, n’est-ce pas ? J’aurais dû m’y attendre. Ma langue avait parlé plus vite que ma cervelle et je m’étais faite avoir, comme si c’était la première fois que j’avais à faire à un homme de sa trempe. Bon, en vérité, je n’avais jamais eu l’audace de me mesurer à un ange, seulement à un marchand de ce qu’il y avait de plus humain ; mais le système était le même. Quoiqu’en général, ils étaient plus aptes à baisser les prix. A croire que je l’avais touché plus profondément dans sa virilité qu’il ne voudrait l’avouer.

-Si tu tiens à sauver ton père, tu m'appartiendras en plus de tout le reste...Voilà...réfléchis bien à ta prochaine réponse...le prochain prix ne sera pas pareil. La vie de ton pauvre père en dépend.

Je pris mon visage entre mes mains, terrassée. L’appartenir ? C’était une plaisanterie ? Il parachevât sa tirade en argumentant aider à la sauvegarde des êtres humains, ce don j’avais moyennement envie de croire. Et, à vrai dire, à présent, j’étais égoïstement tournée vers moi-même. Il ne ferait qu’augmenter les prix à partir du moment où je refuserai encore – et il représentait actuellement mon unique chance. Qu’est-ce que ce serait, la prochaine fois ? Y avait-il seulement pire ?

-T’appartenir, hein ? Dans quel sens ? Pour coucher tous les soirs avec toi, c’est ça ? Ou je dois venir cirer chaque jour tes chaussures ?

Cette fois, mes yeux étaient bel et bien plantés dans les siens. La réponse importait peu, après tout. Je savais que je ne pouvais plus faire machine arrière, et encore moins contester. Je me laissai tomber sur une chaise, lourdement, pesant les pour et les contre, troublée à la simple perspective qu’il y ait davantage de pour. Je frottai mon visage de mes doigts, comme pour y effacer la fatigue et la lassitude, avant de laisser échapper un long soupir.

-J’accepte.

Ce n’était qu’un filet de voix, imperceptible, perdu dans le vide de mon regard. Aussi je repris, en le dévisageant durement, pour être sûre qu’il m’entende, cette fois :

-J’accepte. Tu peux disposer de mon corps, même si je soutiens que c’est injuste. Je paierai le prix que tu as demandé. Mais je veux la certitude que tu vas aider mon père. Et rapidement. Si possible même dès maintenant. Enfin… Après. J’imagine que tu veux qu’on fasse ça tout de suite ?

Je baissai la tête, dents à nouveau serrées. Jamais je ne me serais attendue à me livrer à un homme comme cela. Et je m’étais attendue à bien des choses pour ma première fois, mais pas à cela.

-Je préfèrerai. Qu’on en finisse.



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Shanxiki Horishiki
Shanxiki Horishiki
Ange Marchandeur
05.08.18 20:56
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Ange Marchandeur


Shanxiki ne faisait pas ça parce que c'était un gros pervers non. Il avait bien compris qu'elle n'avait rien sur elle pour lui assurer un payement pour donner tant de son énergie pour un simple humain. S'il lui proposait ça c'était simplement parce qu'elle n'avait rien de matériel à donner...il fallait donc une solution et des solutions, il y en a toujours.

--C’est bon, ça va, j’ai compris le message. Inutile d’insister.

-Très bien.

Il avait évidement ouvert les yeux. Inutile de lui en dire plus désormais. Il fallait tout de même la faire redescendre sur terre. Il aurait pu prendre ça pour une insulte, envoyer une humaine pour faire des choses qu'il peut faire...C'était bien dégradant pour certain. Heureusement pour elle, Shanxiki voyait les choses bien différemment que ses collègues anges qui traînaient par ci et par la.

-Pardon ?! Quoi ? Mais non, tu ne peux pas ! 


Il était dans ses droits. C'était un contrat oral en quelques sorte et elle n'avait pas validé le premier qui était proposé. Donc les termes pouvaient encore changer comme bon lui semble. Elle naviguait clairement dans des eaux qu'elle ne connaissait pas et elle apprenait sur le tas ce qui fallait faire dans ce genre de situation ou pas...Elle ne semblait d'ailleurs pas très contente de la tournure des choses mais elle ne pouvait que s'en vouloir. Elle était en train de se faire avoir par son inexpérience...Rien d'autre.

--T’appartenir, hein ? Dans quel sens ? Pour coucher tous les soirs avec toi, c’est ça ? Ou je dois venir cirer chaque jour tes chaussures ? 

-Tu verras bien...Je t'avoue quand même que tu commences à me plaire. Mais rassures toi, tu n'auras pas de chaussures à cirer ! Je ne vais pas faire de toi une clodo !

Il soutenait le regard de la jeune femme même s'il avait envie de mettre son doigt sur les lèvres de celle-ci pour qu'elle ne dise plus de pareil bétise. Certes, peut-être voyait-elle tout ceci comme un truc dégueulasse, mais il n'allait quand même pas la réduire en esclavage. Il avait tout de même un certain respect pour elle.

-J’accepte. 

-Hm ?

Oui car il avait...pas très bien entendu vu comme c'était dit vraiment tout bas. Mais elle le dévisagea alors durement pour lui répondre.

--J’accepte. Tu peux disposer de mon corps, même si je soutiens que c’est injuste. Je paierai le prix que tu as demandé. Mais je veux la certitude que tu vas aider mon père. Et rapidement. Si possible même dès maintenant. Enfin… Après. J’imagine que tu veux qu’on fasse ça tout de suite ?


-Je ne le ferais pas avant que nous ayons partager ce moment...Car je serais dans l'incapacité de le faire après, tout bêtement. Et ne t'en fais pas tu as ma parole, a moins que tu veuilles que je nous prépare un contrat écrit avec tous les termes qui concerne notre marché ?

C'était une proposition pour la rassurer un peu...Il lui démontrait ainsi son sérieux dans la démarche. Pour lui, il n'y avait aucune raison de ne pas tenir cet engagement. Il y avait rien de plus simple.

--Je préfèrerai. Qu’on en finisse.

-Dans ce cas...je t'invite à me suivre pour aller chez moi.

Il se dirigea alors vers la sortie, ouvrant la porte de l'établissement et la tenant ouverte telle un gentleman pour qu'elle en sorte à son tour et le suive ensuite...

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Le Démiurge
06.08.18 8:51
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(c) Cruelly pour Never Utopia.


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