Tenebrae a perdu sa Reine il y a de ça de longues années.
Mais aujourd'hui, elle est revenue. Tenebrae renaitra.
Qui seras-tu ? Avec qui seras-tu ?
 

Sorry, that's my victim ! / PV Ari'el
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Roxane Claes
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MessageSujet: Sorry, that's my victim ! / PV Ari'el 11.07.18 20:47
Sorry ! That's my victim!
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Le propriétaire était absent, laissant sa maison vide en proie à une curieuse solitude. Une seule lampe était restée allumée, soit par simple oubli, soit par volonté de dissimuler sa distance. Mais mes filons m’avaient clairement indiqué qu’il ne serait pas là ce soir. Je devais avoir deux bonnes heures au minimum pour réquisitionner le plus d’éléments de valeur que je pouvais trouver. Ce qui comprenait également une curieuse commande de l’un de nos clients, qui nous avait promis une belle somme en cas de réussite. Nous n’avions que trop peu d’informations sur cet objet, hormis qu’il détenait une valeur suffisante pour qu’il daigne envoyer une troupe de voleurs le récupérer, sans se salir lui-même les mains.

Depuis le crissement caractéristique d’une porte qui se ferme à clé, j’étais restée cloîtrée entre deux ruelles, observant les passants sans être vue. Je voulais qu’il soit suffisamment loin avant d’agir – après tout, ce serait trop bête de tomber nez à nez sur lui, alors qu’il venait rechercher quelque chose d’oublié. Dans mon métier, on n’était jamais trop prudent, voyez-vous.

-Bon. Ca devrait le faire.

Mes lèvres ne laissèrent passer qu’un murmure inaudible, soufflé davantage pour m’encourager que pour me faire entendre. La rue était calme à présent, laissant seulement quelques rares âmes humaines errer subrepticement entre les réverbères. J’attendis encore quelques instants avant de me lancer, prenant un air aussi naturel que possible.

Si mes informations étaient bonnes, il n’y avait pas de système particulier de surveillance. Un jeune naïf dans ce monde de fous, croyez-moi… Mais cela était tout à mon avantage. Je sortis une tige de fer légèrement recourbée au bout, prête à faire mon œuvre en quelques instants. Il s’agissait de paraître à l’aise et normale, de sourire aux badauds pour ne pas les alerter…Tout en crevant cette foutue serrure. Et au bout d’un moment qui me parût une éternité, un léger clic salutaire sembla répondre à mes attentes.

Sans patienter une minute de plus, j’entrai dans la maison en prenant soin d’allumer. Après tout, il ne devait pas rentrer immédiatement, et ce que j’avais à faire serait rapide. Voler quelqu’un, détruire des années à subvenir à son existence se faisait si vite. Et il n’y avait même pas d’études à faire, pour cela !

-Bon. Maintenant, on fouille, on prend, et on se barre.

Je me redressai légèrement, ouvrant mon sac à dos vide pour l’occasion, prêt à accueillir n’importe quoi et ce, en grande quantité. A partir de ce moment, je ne réfléchissais plus. Le plus petit élément légèrement brillant, ou qui semblait être de valeur se retrouvait dans la bouche béante de mon sac, qui grossissait au fur et à mesure. Aux alentours, le calme était maître des lieux, signe que je ne serai pas dérangée avant un moment. Et dans toute ma détresse, j’espérais trouver ce que notre commanditaire convoitait, tout en n’ayant quasiment aucune information dessus. Je voyais les minutes s’écouler sur ma montre, entre précipitation et confiance, calculant mentalement le temps approximatif du retour du jeune homme à son domicile.

Il me restait encore beaucoup de temps. Une éternité, peut-être. Sauf si, évidemment, j’étais dérangée par un invité surprise et non désiré. Et par « non désiré », je ne voulais pas plus signifier que « bordel, cette personne n’avait rien à foutre ici ce soir ». En d’autres termes, mon scénario idyllique se transforma en cauchemar en quelques instants.


   
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Ari'el N. Blackwood
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MessageSujet: Re: Sorry, that's my victim ! / PV Ari'el 26.07.18 19:56
« Qu’est-ce qu’elle fout cette petite pétasse... »

Ton œil se dilate alors que tu observes cette rouquine agir. Ce que tu fiches ici ne regarde que toi, n’est-ce pas ? Ou alors on ne peut cacher à personne que tu suis cet abruti depuis votre dernière rencontre assez étrange. Une rencontre qui a fini en combat charnel plutôt torride. Une situation que tu ne t’expliques pas. Il s’agissait d’un contrat banal, comme tous ceux que tu avais pu mener. Mais lui... Cette créature de malheur... Il a quelque chose de plus qui t’a poussé à agir autrement. Tu pestes d’ailleurs intérieurement en repensant à comment tout ça s’est terminé. Mais au fond de toi, tu ne regrettes rien. Et c’est bien ça le plus inquiétant. C’est aussi bien ça qui, ce soir, te pousse à rester sur cette petite branche d’arbre non loin de ce pâté de maison ridicule.

En peu de rencontre, tu as fini par connaitre quelques détails importants des habitudes de cet enfoiré de Karma. Et tu sais que venir loger dans un hameau aussi mielleux n’est pas de son genre. Une habitation éphémère, à n’en pas douter. Il ne restera pas ici. Tu le sais. Mais pour le moment, tes indices t’ont poussé à le suivre dans cette bourgade. Tu aurais pu pister Karma et lui mettre le grappin dessus à sa sortie mais cette intruse qui ose tenter de forcer sa porte d’entrée d’interpelle. Ton cœur bat la chamade. Non pas dans le sens d’une peur certaine mais d’une envie de tordre le cou à celle qui ose pénétrer l’antre de ta proie. Qui aurait le droit de fouler l’espace vital de Karma en dehors de toi ? Personne. Absolument personne. Cette garce, tout aussi voleuse qu’elle semble être, ne fera pas le grabuge qu’elle attend de faire.

« Bon. Maintenant, on fouille, on prend, et on se barre. »

« Quelle bleue. Avant de fouiller, apprends à écouter. » C’est un murmure entre tes lèvres alors que tu l’observes commencer à voler ta proie. Oui. Tu es déjà à l’intérieur même de cette planque provisoire de ton emmerdeur à épier le moindre geste de cette rouquine qui a franchi la limite de trop. Ton corps est bien camouflé dans une partie encore ombragée de la maison, ton visage caché par cette veste encapuchonnée. Tu souris intérieurement en la laissant faire quelques secondes. Allumer la lumière et prêter si peu d’attention à ces alentours. Tu parles d’une voleuse professionnelle. A en vomir. Tu l’observes encore avec minutie. Elle semble chercher quelque chose de valeur. Quelle idiote. Si un objet de valeur devait être en possession du diablotin, il le garderait avec lui. Ton envie de la laisser chercher dans le vide et de la laisser se faire prendre la main dans le sac est grande mais le sacrilège qu’elle a commis ne peut rester impuni. Alors au moment où son sac reçoit un dernier objet brillant, tu armes un tir rapide et tu laisses une flèche se planter dans le mur, rasant bien l’oreille de la petite garce au passage.

« Trois secondes. C’est le temps que je te laisse bien aimablement pour sortir de mon territoire. »

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Roxane Claes
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MessageSujet: Re: Sorry, that's my victim ! / PV Ari'el 01.08.18 16:22
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J’étais complètement absorbée dans ma tâche, furieuse de ne pas trouver ce que je cherchais, mais ravie, dans le même temps, de ce que je trouvais. C’était, pour la plupart, des choses de petites valeurs, qui pouvaient cependant m’apporter un bon prix – ce qui, en ces temps, n’était pas négligeable. J’aurais voulu jubiler, si le but de ma mission avait été remplie jusqu’au bout. L’objet de mon cher convoyeur ne se trouvait pas ici – n’importe quel imbécile l’aurait compris bien avant moi. Si c’était aussi important aux yeux de ma victime, elle ne l’aurait pas laissé à la vue de tous. Je n’entrevoyais aucun coffre, ou toute autre ouverture envisageable qui aurait pu le contenir. Et j’avais fouillé toutes les cachettes imaginables. Cet homme avait dû le garder avec lui, ou bien le conservait-il ailleurs encore. Il était inutile de perdre davantage mon temps.

C’était mon intention de partir en toute tranquillité, sans devoir même me précipiter. Sauf que mes plans tombèrent à l’eau en l’espace d’une seconde seulement. Alors que je me redressai, prête à replacer mon sac sur mon dos, quelque chose vibra dans l’air. Je sentis un objet passer à une poignée de millimètres de ma tête, assez près pour venir m’érafler l’oreille – ce qui l’a fit saigner aussitôt. Je portai une main à celle-ci, incrédule, tournant mon visage vers la flèche qui s’était plantée au mur, comme dans les contes de mon enfance.

-Merde !

Je raffermis mon emprise sur mon sac, oubliant les picotements de mon lobe et cherchai la provenance de cette attaque. Se pourrait-il qu’il soit rentré bien plus tôt que prévu ? Sur le qui-vive, je me recroquevillai tandis que mon regard se planta dans celui, furax, d’une jeune femme.

-Trois secondes. C’est le temps que je te laisse bien aimablement pour sortir de mon territoire.

Mes yeux s’écarquillèrent – je n’avais jamais rien vu de tel. Elle ressemblait à n’importe quel individu féminin, mais s’en éloignait tout autant. Des oreilles de…de quoi ? Elfe ? lui allongeait le visage, alors que son teint entièrement bleuâtre la rendait encore plus menaçante. Je crois que je me serais attendue à tout sauf à ça. Mais je n’avais pas le droit de fléchir devant elle – cela ne lui donnerait que trop davantage alors qu’elle en possédait déjà visiblement bien assez. Tout en elle inspirait qu’elle n’était pas habituée à distribuer des câlins au premier venu. Je savais me défendre – bien, selon mes frères – mais cela ne serait pas suffisant devant…ça.

-« Ton territoire » ?

Ce ne fut qu’un filet de voix qui franchit mes lèvres, complètement ridicule. Je toussotai, me redressant, tendue, essayant de faire bonne prestance.

-Je regrette, mais la place était déjà réservée. Il fallait venir avant.

Je lui indiquai mon sac du regard, avant d’ajouter :

-Il n’y a plus rien à prendre, ici. Désolée. Tu vas devoir jouer ailleurs – il y a plein de baraques qui ont l’air pas mal aux alentours. Tu as largement le choix.

Une voleuse. Pour moi, c’était tout ce qu’elle représentait ; à un grade peut-être bien plus entraîné, élevé que le mien. Vu sa stature, elle était largement habituée à la lutte. Après tout, je ne m’expliquai pas autrement sa présence en ces lieux – un garde du corps n’en référerait pas à une « victime » quelconque. Et il était fort probable, vu l’empressement de mon client, que d’autres personnes soient désireuses de ce que cet homme possédait. Qu’il ait plusieurs gens sur la course ne m’étonnait pas. Aussi pris-je la peine de préciser :

-Ce que tu cherches n’est pas ici, de toute façon.


Comme si cela aurait pu arranger les choses entre nous. Trois secondes, elle avait dit ? Le temps était largement passé. La bonne nouvelle, c’était que j’étais encore vivante.



   
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Ari'el N. Blackwood
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MessageSujet: Re: Sorry, that's my victim ! / PV Ari'el 05.09.18 23:16
Tu n’aimes pas du tout la tournure qu’a prise la situation. Tu meurs d’envie de stopper cette garce à tout jamais. Mais tout est tellement ridicule et tout manque tellement de minutie que tu ne peux pas t’empêcher d’observer encore quelques minutes ses faits et gestes. Tu n’arrives pas à croire qu’une soit disante experte en la matière puisse se débrouiller si mal. Est-ce dont là la véritable intelligence de l’Homme ? Hilarant au possible. Mais l’heure n’est pas du tout à la plaisanterie et ta petite patience s’épuise. Il est temps de faire peur à cette pauvre rouquine qui vient de piétiner tes plates bandes. Ta flèche part bien vite. Un sourire un coin illumine ton visage encore caché dans la pénombre alors que ta victime se tient l’oreille et admire avec surprise ce qui vient de lui percer la peau. « Merde ! » Et oui jeune humaine. Tu ne peux t’en prendre qu’à toi-même sur ce coup là. Une voleuse certes, mais sacrément peu douée en la matière. Mais ton sourire s’efface bien vite et ton ordre devient immédiat. Le ton que tu utilises est autoritaire. Ton regard ne laisse la place à aucune pitié ni même négociation.

« Ton territoire ? » Tu sens la stupéfaction dans la voix de cette rouquine. Tu as pris le soin de dévoiler légèrement ton apparence en t’approchant et en quittant cet angle sombre. Ton visage est fermé, prête à lancer ton venin sur cette pauvre imbécile. Mais en même temps, tu jubiles. Tu perçois aisément sa gêne et son incompréhension face au physique qui lui est présenté. Une humaine qui ne semble pas au courant de l’existence de créature comme toi. Ou tout simplement une humaine qui n’a encore jamais fait face à ce monde qu’elle soupçonne peut-être. Voilà là une faiblesse sur laquelle tu pourras jouer sans aucun souci.

« Je regrette, mais la place était déjà réservée. Il fallait venir avant. »
« Réservée ? Pour qui te prends-tu, idiote ? Sais-tu seulement où tu viens de poser les pieds ? Je me fiche de ce lieu. Par contre, tu viens de fouler le sol de ma proie. La... mienne. »

Et tout ce qui est à toi... est à toi. Hors de question de laisser cette humaine violer le territoire de celui qui t’appartient. Autrement dit : ton territoire. « Il n’y a plus rien à prendre, ici. Désolée. Tu vas devoir jouer ailleurs – il y a plein de baraques qui ont l’air pas mal aux alentours. Tu as largement le choix. » Tu te mets alors à rire. Mais ton rire est rempli de haine et de sarcasme. Comment ose-t-elle te parler ainsi. Vient-elle d’oublier qu’un flèche a manqué de lui traverser la peau ?

« Ce que tu cherches n’est pas ici, de toute façon. »
« Oh non, ça je peux te l’assurer. Je ne m’intéresse pas aux objets qui brillent. D’ailleurs, ce que tu cherches toi n’est pas ici non plus. »

Tu connais bien assez Karma pour savoir qu’un objet de valeur ne restera pas ici sans surveillance. Il l’a sur lui. Mais ça, la rouquine ne le sait pas et il est hors de question qu’elle se mette à sa recherche. Seule toi peux espérer coller aux basques de ce fichu diablotin. Tu fixes alors ces prunelles bien imprudentes et en seulement une demi-seconde, une autre flèche est décochée, touchant la main de la rouquine cette fois pour lui faire lâcher prise sur son sac.

« Les trois secondes sont écoulées. La prochaine traversera ta gorge. »

Tu devrais raffermir ta prise sur ton arc pour préparer ce dernier tir mais au lieu de ça, tu enlèves de toi-même cette capuche qui cache encore un peu ton visage afin de dévoiler entièrement ton faciès à cette voleuse. Tes attributs de créature sont maintenant bien visibles. Plus aucun doute possible te concernant. Tu comptes bien faire monter la pression et surtout, faire comprendre que l’écart de force entre toi et cette pimbêche est évident.

« Tu penses bien que je ne plaisante pas et que je n’aurai aucun remords à trouer la gorge d’une humaine. Ce n’est pas à moi de lâcher mon butin mais à toi de ramper comme tous les faibles que vous êtes. »

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MessageSujet: Re: Sorry, that's my victim ! / PV Ari'el 10.09.18 12:31
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-Oh non, ça je peux te l’assurer. Je ne m’intéresse pas aux objets qui brillent. D’ailleurs, ce que tu cherches toi n’est pas ici non plus.

Je lève un sourcil, incrédule. Qu’est-ce qu’elle en savait ? A ses yeux, je n’étais qu’une voleuse ordinaire, fouineuse pour tout ce qui pouvait figurer comme des « objets qui brillent ».  Que je cherche en réalité complètement autre chose n’était pas à sa portée ; pourtant, elle y faisait clairement allusion. Comme si elle savait que j’étais venue pour autre chose.


Alors elle est au courant. Il faut qu’elle m’en dise plus. D’elle-même ou malgré elle, mais je dois savoir.


Ce serait une aubaine. Après avoir essuyer une piteuse défaite, me rengorger de ce qu’elle pouvait m’apprendre. Et dans ce cas, j’aurais à la fois tous les objets de valeur trouvés ici, et ce que mon client souhaitait posséder. D’une pierre deux coups. Cela en valait la peine, non ?

Mais avant que je n’ai pu ouvrir la bouche pour l’amadouer, un mouvement si rapide que j’aie à peine le temps de l’intercepter me fait comprendre que cela ne sera pas aussi facile. Je sens à nouveau une flèche m’effleurer la peau ; cette fois, droit sur ma main. La douleur mêlée à la surprise m’oblige à lâcher mon sac, et j’approche par automatisme mes doigts de mes deux pupilles, afin de vérifier l’étendue des dégâts. Ils saignent, mais ce n’est à nouveau qu’une éraflure – la précision de son geste m’impressionne. C’est un avertissement, signe qu’elle n’hésitera pas à me faire davantage de mal. Un frisson de terreur parcourt mon échine, alors que je relève mes yeux vers son visage cinglant. Négocier avec…cette créature s’avérera plus difficile que prévu.

-Les trois secondes sont écoulées. La prochaine traversera ta gorge.
-Ce n’est pas comme ça qu’on traite une collègue.

Ma voix se fait presque dur, ne laissant passer aucune émotion, alors qu’à l’intérieur, mon cœur court un véritable marathon. La jeune femme se met à nouveau à bouger, et je me sens littéralement paralysée. Je crains une nouvelle attaque ; la peur me statufiant comme une idiote. Une perle de sueur coule le long de ma tempe, tandis que je serre la mâchoire pour me donner un semblant de contenance. Cependant, contre toute attente, elle ne reprend pas son arc, découvrant à la place le reste de son visage. Je recule d’un pas, incapable de contrôler mon cœur dans ma poitrine. Ce n’est plus un marathon, mais une véritable compétition de bonds. Je n’ai jamais vu ça.

-Mais qui….

Incapable d’achever ma phrase, je laisse les mots en suspens, yeux écarquillés. Ce genre de…choses n’existaient que dans de vieux contes pour enfant, visant à terrifier les petites têtes blondes. C’est quoi, au juste ? Une elfe de la nuit ? Rien à voir avec les gentilles petites créatures des sous-bois, qui vivent d’eau fraîche et d’air pur, mangeant des baies et dormant entre les branches. Les elfes que j’ai connus au travers de mes livres possédaient un capital de sympathie bien plus élevé. Au lieu de ça, je me trouvais face à un cauchemar, qui aurait figuré plutôt dans les ennemis d’un prince à la belle chevelure blonde.

Comme pour confirmer mes pensées, elle finit par lâcher froidement :

-Tu penses bien que je ne plaisante pas et que je n’aurai aucun remords à trouer la gorge d’une humaine. Ce n’est pas à moi de lâcher mon butin mais à toi de ramper comme tous les faibles que vous êtes.

Je déglutis, essayant de m'enhardir à nouveau. Mes pensées essayent de se figer vers mon objectif, alors que mon corps se situe plutôt du côté de la fuite. Je pourrais presque trouver son offre sympathique – me laisser la vie sauve, sans alerter qui que ce soit – pourtant, ses allures menaçantes ne me disent rien qui vaille. A dire vrai, cela m’étonnerait grandement que je puisse partir sans encombre. Il y a forcément un piège.

-On est pas obligées de le prendre comme ça, sinon.

Je toussote, me tenant droite pour tenter de me grandir un peu. Pour quoi au juste ? J’ai l’air simplement ridicule, mais je ne veux pas lui faire apercevoir ma peur une seconde de plus. Mon souffle se fait plus régulier, le calme envahissant de force mes membres. Cette fois, je parviens à bouger ; ce qui n’est pas négligeable.

-Tu as dit que ce que je cherchais n’était pas là. Est-ce que tu es au courant de quoi que ce soit ?

Mes yeux se plantent dans les siens, et je tente de taire la panique qui veut s’emparer à nouveau de moi. Je joue sur un terrain très dangereux, et je ne le sais que trop bien. Mais le travail passe avant tout.

-Je te promets de partir si tu m’aides. Ta proie ne m’intéresse pas, et tu peux la garder autant que tu veux. Par contre, il y a quelque chose qu’il possède qu’un client aimerait beaucoup, beaucoup avoir. Les babioles sont pour moi ; tu dis que ce lieu t’indiffère, laisse-moi partir avec ce qui me chante. Je ne demande rien de plus.

Ce qui était déjà pas mal, en réalité. Toutes deux nous savions que je n’avais aucune chance, mais je tenais à jouer le tout pour le tout. Ma dignité était déjà perdue ; je pouvais peut-être réussir à négocier quelque peu. Après tout, si elle était dans les affaires, elle savait que c’était un métier bien difficile. Moi-même j’aurais laissé un collègue tranquille…Mais il faut dire que jamais un collègue n’avait la peau bleu et de longues oreilles. Ni un arc. Ni un air aussi menaçant.

   
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